audioguide musée RSF

Demarches de conception

Voxelis Multimédia Muséo vous aide et vous accompagne dans vos démarches de conception afin d’améliorer votre parcours de visite. Du conseil de matériel à la mise en place du matériel, nous restons à vos côtés afin de créer ce qu’il vous convient. Découvrez les étapes afin d’avoir le parcours de visite à l’image de votre musée. 

ETAPE 1 : LES FONCTIONS DE L’AUDIOGUIDE

En premier lieu, dans les démarches de conception, interrogez-vous sur les objectifs que vous souhaitez assigner au dispositif d’audio guidage que vous souhaitez acquérir.

Fonction d’aide à la visite

Complémentaire aux dispositifs de médiation existants (cartels, guides conférenciers, dépliants …), l’audioguide a-t-il vocation à constituer un parcours de visite ? Pour vos collections permanentes ? Des expositions temporaires ? Un parcours patrimonial extérieur ?

Fonction de traduction

L’audioguide a-t-il vocation première à la traduction auprès des publics étrangers ? Quelles sont les différentes nationalités concernées ? Disposez-vous de statistiques de fréquentation du site ? La version française devra-t-elle spécifique au public francophone ?

Fonction d’interprétation

Les commentaires seront ils centrés exclusivement sur les œuvres, ayant fonction de « notices sonores » ? L’histoire du monument mérite-t-elle aussi d’être commentée ? Voulez-vous introduire dans votre parcours audioguidé non seulement un registre informatif (contexte historique, démarche d’un artiste, usage d’un objet), mais aussi un registre évocateur (ambiance sonore) ?

ETAPE 2 : OBJECTIFS DE MEDIATION

Définition d’un public cible

L’usage d’un audioguide est destiné a priori à un public « profane ».

    • Quel public voulez-vous viser ?
    • Quelles sont les motivations des visiteurs à considérer : parcours de découverte ou approfondissement ?
    • Pour quelle tranche d’âge : adultes et enfants ?
    • Quelle durée de la visite est estimée, incluant écoute des commentaires et libres déambulations ? Il faut garder à l’esprit que la durée moyenne d’une visite généralement admise est de 1H30 (à l’exception des amateurs éclairés).
    • Quels sont les outils statistiques, quantitatifs et qualitatifs, sur les parcours de visite dont vous disposez ? L’audioguide peut-être un moyen efficace pour réguler les flux des visiteurs et peut disposer de fonctionnalités de statistiques d’écoute (« qui écoute quoi »).
    • La visite audioguidée doit-elle être autonome ou complémentaire avec d’autres supports disponibles dans le parcours scénographié. Par exemple, est-il en redondance ou en économie de lecture par rapport aux cartels ? Est-il complémentaire en proposant un approfondissement ou une vulgarisation de certaines notions abordées dans les fiches écrites ou les cartels ?

Conception du scénario de visite

Aucune visite audioguidée ne prétend à l’exhaustivité et repose sur une sélection. On ne peut pas tout dire ou d’autres médias peuvent le dire plus efficacement. On peut observer deux tendances dans la création de contenu :

  • Approche encyclopédique :

C’est le parti pris d’un large choix d’œuvres représentatives. Dans ce contexte, l’usage de l’audioguide ne constitue pas en soi un fil conducteur pour le parcours. Le recours au dispositif intervient au gré de la déambulation, lorsqu’une œuvre qui retient l’attention du visiteur est commentée (et non l’inverse). La constitution d’une « médiathèque sonore » est judicieuse, pour que le visiteur puisse composer « à la carte » son propre parcours de visite.

  • Approche sélective :

Le choix est fondé sur un parti pris de visite : un parcours thématique, une visite « Découverte » du musée, d’une exposition temporaire par exemple. En ce sens l’usage de l’audioguide peut s’apparenter à un « conseil de visite ». Dans un parcours thématique transverse, le parcours audioguidé peut s’affranchir de l’organisation muséographique.

ETAPE 3 : CHOIX TECHNOLOGIQUES

Déclenchement manuel par composition de numéros

Ce type d’audioguide permet l’accès séquentiel à des contenus stockés dans l’appareil. Le déclenchement des séquences se fait par composition de numéros. Les commentaires sont indépendants les uns des autres. Il vous faudra y associer un code signalétique à installer dans votre parcours.

Voir notre audioguide BASIC

Déclenchement automatique par infra rouge

L’accès aux commentaires est automatique : un système de capteurs Infra Rouge ou Haute Fréquence détecte la présence du visiteur dans une zone déterminée et déclenche la séquence sonore correspondante.

Ce format « mains libres » confère au visiteur une liberté de mouvement dans le parcours muséographique.

Ces dispositifs sont aussi privilégiés pour la traduction synchrone de certains supports audiovisuels.

Cette technologie impose au visiteur le choix des séquences en fonction de ses déplacements. Mais elle se justifie pleinement pour un scénario de visite fondé sur une trame narrative, une ambiance, que le visiteur devrait suivre de manière continue pour saisir la cohérence. Le propos est conçu autour de séquences interdépendantes.

Voir notre audioguide SWOP

Déclenchement à la demande du visiteur en pointant une cible

La technologie « On Demand » permet de pointer une cible pour déclencher un commentaire audio ou une vidéo en synchro labiale. Une cible peut être installée derrière un objet ou un panneau, offrant des possibilités de scénographies « spectaculaires ». L’utilisateur choisit librement les séquences enregistrées, qui doivent être indépendantes des unes des autres.

Voir notre audioguide OP6

Ergonomie des appareils

L’ergonomie des appareils détermine les conditions d’utilisation à prendre en compte suivant les partis pris de conception et les objectifs assignés à l’audioguide.

On distingue deux commodités d’écoute : le recours à un écouteur intégré à l’appareil de type « pris en main » (comme notre audioguide Basic) ou l’utilisation d’un casque périphérique (comme notre casque sans contact FreeSound).

A l’usage, notre audioguide Basic se révèle plus adapté aux « temps d’une écoute », à un isolement momentané, sans rupture avec l’environnement ambiant, en particulier en visite collective. En famille ou entre amis, il peut devenir un outil de sociabilité. Leur manipulation peut cependant gêner les mouvements ou la prise de note.

Portabilité

Les appareils doivent être légers et se faire oublier. L’audioguide BASIC ne pèse que 160 grammes et son design a été conçue pour le confort d’écoute (coude non levé). Les audioguides OP6 et SWOP, encore plus légers, sont portés au cou grâce à une sangle-écouteur unique et en Kevlar, qui facilite une manipulation plus aisée des appareils et écouteurs.

Performances sonores

La gamme des audioguides RSF demeure une référence en matière de qualité sonore au format numérique MP3.

ETAPE 4 : ELABORATION DES CONTENUS SONORES

Les contenus des audioguides sont spécifiques et ne s’apparent pas à ceux d’un support écrit. La réalisation d’un audioguide prendra entre 3 et 6 mois selon les ressources disponibles.

Conduite du projet

Une étroite collaboration est indispensable entre les différents services pour le suivi du projet : conservation, accueil, animation, service culturel. Le travail des animateurs médiateurs et guides conférenciers mérite d’être capitalisé (expérience de visite). Une mission de coordination semble donc nécessaire.

Ecriture du story-board

Il va s’agir de poser les étapes de la visite audioguidées (détermination des stations d’écoute ou points d’intérêts). Il faut poser une première liste sélective constituée sur la base de séquences audio de 1 à 2 minutes en moyenne (pour des adultes, 30 secondes pour les enfants).

Quels sont les choix qui justifient des temps d’arrêt ? Quels œuvres ou objets de la collection sont à présenter ? Faut-il aussi commenter les éléments d’architecture?

Rédaction des textes de référence

Les textes des audioguides sont spécifiques. Il faut proscrire une approche « scientifique » et éviter l’écueil d’une réplique de sources écrites. Ce sont des textes de médiation qui nécessitent des compétences pédagogiques (service culturel du musée, médiateurs). La réécriture peut être confiée à Voxelis.

Il vous faudra prendre en compte un temps de collecte et d’analyse de la documentation disponible, et le lien possible avec d’autres textes accessibles en salle (cartels, panneaux, fiches, titres signalétique).

Le registre de communication ne doit pas s’apparenter à du vocabulaire de spécialistes, les termes savants, peu utilisés dans la langue courante sont à éviter (ou traduits en ayant recours au périphrase).

A l’opposé d’une approche réservée aux connaisseurs, il faut donc s’en tenir aux règles de la transposition didactique des savoirs et du souci de vulgarisation afin de ne pas décourager votre public qui doit se sentir destinataire des messages.

En situation de visite, l’audioguide doit permettre au public de trouver des éléments de réponse sur ce qu’il voit. « On dira ce que l’on voit et on verra ce qui est dit ».

Structuration des contenus

Il est important de dégager des niveaux de commentaires : contenus principaux, secondaires, les « pour en savoir plus » sont optionnels.

Ils doivent correspondre à des registres homogènes et servir de repère à une organisation systématique. Par exemple, débuter par le statut de l’œuvre (sa singularité, son sens), puis ouvrir sur son contexte, sa fabrication, son auteur, puis terminer par sa lecture formelle.

Il est important de dégager une architecture de commentaires répétitive pour que le visiteur puisse anticiper sur le type de contenu.

Nature des contenus.

Ils sont de trois ordres :

  • Éléments d’orientation : ils sont définis en situation de visite à partir d’éléments de repères visuels pouvant structurer le parcours ou guider précisément le regard. Par exemple : « à gauche en entrant, sur votre droite face à l’escalier, … »

Il vous faudra vérifier la praticabilité du parcours et la pertinence des indications spatiales, de la visibilité des détails et de la prise en compte des éléments qui sautent aux yeux.

  • Registre informatif : contexte historique, usage d’un objet, sens d’une représentation, démarche de l’artiste, hypothèses scientifiques, … l’approche descriptive doit être argumentée. Par exemple La mention de certains détails doit apporter un supplément de sens.
  • Registre évocateur : citations, extraits littéraires, ambiances musicales, … Les extraits musicaux sont appréciés des visiteurs car ils ménagent des pauses et peuvent réhabiliter la libre déambulation au sein du parcours.

Transposition sonore (oralisation)

Les textes de référence doivent être retravaillés en vue de leur adaptation sonore qui impose un séquencement par station d’écoute et un style propre à l’oralité.

Pour la réécriture, il faut privilégier le style direct, l’implication, opter pour des phrases courtes, utiliser le plus souvent les formes verbales du présent ou du passé composé.

Les sentiments de longueur, de redondance, la perte d’attention sont liés à la nature des contenus, à leur mise en forme et à leur durée absolue. Vous pouvez tenir compte d’un seuil psychologique de saturation au-delà d’une moyenne de 2 minutes par station et d’un seuil de frustration d’en deçà de 1 minute d’enregistrement. Nous préconisons une fourchette entre 150 et 300 mots par séquence (soit de 750 à 2100 signes).

ETAPE 5 : SUIVI ET INTEGRATION

Fournisseur d’audioguide et professionnel de la réalisation sonore et multimédia, Voxelis vous accompagnera tout au long de votre projet.

Suivi de réalisation avec Voxelis

Il sera important d’analyser la relecture suivant nos consignes. Des coupes et reformatages des commentaires seront peut-être nécessaires au fil de nos échanges.

Voxelis vous proposera une maquette sonore du casting de voix professionnels avant l’enregistrement final. La présence d’un responsable en nos studios sera souhaitable pour veiller à la bonne prononciation et à l’orientation du jeu artistique.

Une fois la version française validée, Voxelis proposera les adaptations et intégration des langues étrangères.

Intégration et promotion de l’audioguide

Le succès d’un audioguide en location ou emprunté dépend largement de l’efficacité de sa communication et de sa promotion. Un tel dispositif peut être une source de revenus non négligeable.

Qualité d’Accueil : quelles sont les actions possibles ?

  • Informer votre public via votre site Internet sur leur disponibilité
  • Afficher et communiquer en billetterie
  • Aménager un comptoir dédié à l’audioguide et installer l’écosystème de l’audioguide (rack de rechargement, caisse de rangement, casiers, …)
  • Mettre à disposition un plan d’accompagnement de la visite audioguidée

Vos agents d’accueil sont les mieux placés pour informer le public d’une opportunité de visite audioguidée.

  • Ils doivent être préalablement formés à l’usage de l’audioguide
  • Il est possible de prévoir un premier message dans l’audioguide expliquant le mode d’emploi
  • L’information d’un audioguide doit être dispensée oralement, au même titre qu’une proposition de visite par un conférencier.
  • Le discours de promotion doit être accompagné de consignes d’usage parmi les autres supports offerts dans le parcours.

Enfin, pensez au confort : la posture d’écoute de l’audioguide favorise le recours aux bancs. Il serait opportun d’installer un mobilier spécifique permettant au visiteur de s’asseoir (l’écoute audioguidée assure la continuité de l’activité de visite)

Visibilité du code signalétique

La signalétique de l’audioguide doit être pensée très en amont et dépend du choix technologique retenu. Avec une version « clavier » (BASIC, OP6) ou « on demand » (OP6), les utilisateurs composent des numéros ou pointent l’appareil sur des cibles signalés en salle. En version infra-rouge, le déclenchement des commentaires est sans action de la part du visiteur.

L’audioguide OP6 ou le SWOP sont dotés de petits écrans d’affichage qui inscrivent le titre de la séquence écoutée. Cette identification peut servir de repérage des objets commentés et s’assurer du lien effectif séquence/objet.

Comme tout code de communication visuelle, l’efficacité de la signalétique est primordiale. Les visiteurs ne doivent pas avoir à la chercher : les aménagements doivent être adaptés en fonction des espaces et disposition des œuvres.

  • La lisibilité de la signalétique de l’audioguide passe par la simplicité du pictogramme de l’audioguide. Éviter de représenter un casque audio quand l’audioguide est un appareil qui se pose à l’oreille.
  • Voir nos propositions de pictogrammes

Voxelis peut concevoir vos pictogrammes en les associant à votre charte graphique et aux audioguides utilisés (exemple ci-dessus d’une proposition graphique associée aux audioguides RSF BASIC).
Cette conception graphique vous sera offerte dans le cadre d’une prestation achat matériel avec enregistrement des commentaires.

Attention où la numérotation des salles peut être confondue avec la signalétique destinée à l’audioguide. D’où l’importance de règles graphiques cohérentes et une bonne intégration à la signalétique générale de la muséographie.

Le pictogramme doit être signalé de la même manière, aux mêmes endroits suivant une logique d’usage fondée sur l’anticipation intuitive.

Les utilisateurs s’initient à l’usage sur les trois premières étapes de la visite.

Ils doivent immédiatement repérer le symbole associé à l’objet commenté et aussi à l’entrée d’une salle si certains commentaires sont introductifs.

Les messages de bienvenue introductifs à l’usage de l’audioguide sont aussi à signaler comme un code d’écoute à part entière.

De nature complémentaire aux commentaires de base, les « pour en savoir plus » doivent être immédiatement repérables au visiteur et être signalés en tant que tel. En complément de la signalétique en salle, on peut prévoir un guide papier où figurent les numéros correspondant aux commentaires de l’audioguide. Une numérotation spécifique pour des contenus de second niveau peut y apparaître. Éviter donc l’écueil où ces commentaires complémentaires ne seraient signalés qu’à l’oral, à l’issu de l’écoute de certaines séquences. Il faut donner libre accès aux commentaires pour que le visiteur choisisse « en toute connaissance de cause ».